Talcott Parsons et la quête du système social

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Collection : Sociologie et sociologues. Sous la direction de Hichem Karoui.

Introduction par Hichem Karoui

La vie et l’héritage de Talcott Parsons

On se souvient souvent de Talcott Parsons comme d’un théoricien de l’ordre du milieu du XXe siècle, un penseur associé à la stabilité, à l’intégration et à la recherche de l’équilibre social (Parsons 1951 ; Bourricaud 1977). Pourtant, son importance n’a pas disparu avec le déclin du fonctionnalisme structurel ; elle s’est simplement déplacée (Alexander 1983). Dans un monde marqué par l’interdépendance mondiale, les tensions institutionnelles et la fragmentation de la vie publique, Parsons propose toujours une approche exigeante pour s’interroger sur ce qui assure la cohésion des sociétés (Gerhardt 2002 ; Chazel 2000). Talcott Parsons est l’un des géants de la sociologie ; il est né le 13 décembre 1902 à Colorado Springs, dans le Colorado (Camic 1991). Parsons est issu d’une famille engagée tant dans la recherche universitaire que dans la vie civique. Son père, Edward Smith Parsons, était un économiste progressiste de renom, et sa mère, Mary Ingersoll Parsons, une femme au foyer dévouée et très impliquée dans les activités de la communauté locale (Gerhardt 2002). Ce contexte a certainement conditionné les futurs intérêts intellectuels de Parsons et son dévouement à aider les autres, démontrant ainsi la valeur du capital social dans le déterminisme du parcours intellectuel d’une personne, comme cela a déjà été prouvé par le passé (Camic 1991). Talcott Parsons est né à une époque de transformations économiques et sociales aux États-Unis, ce qui a eu un impact sur ses premières années. Des facteurs tels que la révolution industrielle, l’urbanisation et les changements politiques mondiaux ont tous influencé le monde socio-économique dans lequel il a grandi (Brick 1993).

Bien que cette période ait été par ailleurs mouvementée, la famille Parsons lui a offert un environnement stimulant et propice à la réflexion, un élément jugé crucial pour les futurs penseurs sociaux influents, comme le montrent des études menées dans divers domaines (Gerhardt 2002). Parsons a d’abord étudié à Colorado Springs, puis a poursuivi ses études à l’Amherst College (Camic 1991). C’est là qu’il étudia la biologie, la philosophie et l’économie jusqu’à ce qu’il découvre que la sociologie était sa véritable passion (Parsons 1959). Ce large éventail de sujets lui a fourni une perspective multidisciplinaire qui allait caractériser son œuvre sociologique (Rocher 1972).

C’est à cette époque qu’il s’est vivement intéressé aux travaux de théoriciens sociaux tels que Max Weber et Émile Durkheim, qui allaient inspirer ses recherches ultérieures (Parsons 1937). Parsons a traversé une période importante de sa vie à l’aube de l’âge adulte, et la Première Guerre mondiale ainsi que la Grande Dépression ont profondément marqué sa perception de la sociologie (Brick 1993). Le monde universitaire est devenu son nouveau mode de vie, et Parsons s’est rendu en Europe pour approfondir ses études de sociologie (Camic 1991). Son expérience à l’étranger, notamment en Allemagne, l’a ouvert à de nouveaux concepts sociologiques fascinants (Parsons 1937 ; Gerhardt 2002). À son retour aux États-Unis, Parsons a suivi des études supérieures à la London School of Economics, puis à Harvard (Camic 1989). C’est là qu’il a découvert les travaux majeurs de George Herbert Mead et de Pitirim Sorokin, et qu’il a trouvé de nouvelles voies pour développer sa pensée sociologique (Parsons 1959 ; Rocher 1972). Les événements dramatiques de sa jeunesse, mêlant facteurs familiaux, révélations académiques et événements marquants de la société, ont constitué le point de départ de ses travaux sociologiques ultérieurs, faisant de lui l’une des figures les plus éminentes dont la contribution intellectuelle est encore étudiée dans le cadre de la pensée sociologique actuelle (Alexander 1983 ; Chazel 2000).

Étapes intellectuelles : le prélude à la renommée

L’ascension de Parsons vers la notoriété sociologique a été marquée par plusieurs tournants majeurs qui ont contribué à son héritage, dont on ressent encore les effets dans la sociologie moderne (Camic 1989 ; Holmwood 1996). Ses études à l’Amherst College et ses études supérieures à la London School of Economics ont revêtu une importance capitale (Camic 1991). C’est là qu’il a développé ses compétences sociologiques en étudiant auprès de certains des plus grands chercheurs de l’époque, qui ont contribué à l’élaboration de la théorie sociale de l’époque (Parsons 1959). Cette période de formation universitaire a préparé Parsons à devenir un théoricien de premier plan, prêt à remettre en question et à transformer les paradigmes de la sociologie, notamment grâce à son cadre de « théorie de l’action » qui mettait en avant les systèmes sociaux (Parsons 1937 ; 1951). Cette soif de savoir et son examen analytique de la pensée sociologique contemporaine l’ont propulsé à l’avant-garde du domaine sociologique, où il a apporté sa contribution au débat sur la synthèse de diverses méthodologies et perspectives théoriques, essentielles pour appréhender le phénomène social dans son ensemble (Alexander 1983 ; Cuin 1989).

Débuts de carrière et développement théorique de Parsons

Les premières années de Parsons ont vu la publication de *The Structure of Social Action*, un ouvrage qui a inauguré une nouvelle perspective sur la sociologie (Parsons 1937). Cet ouvrage monumental constituait, dans la plupart des cas, une compréhension profonde des liens entre le comportement individuel et les systèmes sociaux et a préparé le terrain pour l’élaboration de ses théories futures (Camic 1989). De plus, son activité prolifique et ses collaborations à l’université de Harvard ont consolidé sa réputation de théoricien social de premier plan et ont jeté les bases de ses travaux ultérieurs (Gerhardt 2002). Le développement de Parsons en tant que penseur ne s’est pas limité au cercle universitaire, mais a été fortement influencé par l’environnement sociopolitique de son époque (Brick 1993). Ses écrits reflétaient une conscience aiguë des enjeux sociaux et des transformations qui se déroulaient dans le monde qui l’entourait, en raison de la nature tumultueuse de la Grande Dépression et de l’évolution de la politique mondiale (Parsons 1942 ; 1969). Au sens large, cette compréhension globale de l’interconnexion entre les forces à grande échelle et les interactions à petite échelle a rendu le cadre théorique de Parsons bien plus pertinent que le temps ou le lieu (Parsons 1951 ; Alexander 1983).

À mesure que ses idées commençaient à gagner du terrain, Parsons s’aventura dans d’autres domaines, entamant des discussions avec d’autres disciplines et développant des liens intellectuels avec d’autres domaines (Parsons et Smelser 1956). La combinaison de son approche interdisciplinaire et d’un engagement de toute une vie en faveur de la précision théorique a renforcé son ascension vers l’excellence scientifique (Rocher 1972). C’est dans ce contexte d’une vie scientifique aussi active et d’une stimulation intellectuelle intense que Parsons a entamé ses travaux révolutionnaires sur la structure complexe des systèmes sociaux et s’est ensuite imposé comme une personnalité dont l’influence est encore perceptible dans la recherche sociologique (Bourricaud 1977 ; Chazel 2000).

Contributions théoriques à la sociologie

Les contributions théoriques de Talcott Parsons ont apporté une contribution significative et durable à la sociologie ; elles continuent d’influencer la pensée sociologique (Alexander 1983 ; Holmwood 1996). Son œuvre est sans doute l’un des aspects les plus significatifs du développement de la sociologie moderne, qui a un large impact sur divers sous-domaines et perspectives (Rocher 1972). Parmi ses principales contributions figure sa théorie de l’action sociale, qui visait à expliquer le comportement complexe des êtres humains dans le contexte social (Parsons 1937). Cette approche a révolutionné la recherche sociologique en intégrant la notion d’action dans le système social au sens large, mettant l’accent sur l’interaction entre l’action individuelle et les constructions sociales (Parsons et Shils 1951).

Le paradigme AGIL : Parsons a également théorisé le paradigme AGIL — adaptation, atteinte des objectifs, intégration et latence sont les impératifs fonctionnels de ce paradigme — afin d’offrir une base analytique complète pour la dynamique sociétale (Parsons 1961 ; 1966). Ce modèle a permis aux chercheurs d’étudier les moyens par lesquels les sociétés maintiennent leur stabilité et la manière dont elles font face aux défis, améliorant ainsi les études sociologiques grâce à une vision systémique (Luhmann 1984). De plus, la théorie du fonctionnalisme structurel de Parsons a grandement contribué à la compréhension de l’interdépendance des institutions (Parsons 1951). Elle expliquait leurs fonctions en garantissant l’équilibre au sein de la société et en permettant de comprendre comment les sociétés embrassent le changement tout en parvenant à maintenir l’ordre (Parsons 1960).

En se concentrant sur des facteurs sociaux interdépendants, Parsons a introduit une approche complexe de l’étude de l’intégration et du changement sociétaux, susceptible d’améliorer la compréhension des phénomènes sociaux (Munch 1987). De plus, Parsons a abordé l’influence de la culture sur les sociétés (Parsons et Shils 1951). Il a été avancé que les valeurs, croyances et normes partagées jouent un rôle important dans la garantie de l’ordre social et la promotion de la solidarité au sein des communautés, ce qui met en lumière les aspects culturels des systèmes sociaux (Parsons 1951). Parsons s’est également penché sur le pouvoir et l’autorité au sein des structures sociales (Parsons 1969). Cela a jeté les bases d’une réflexion critique sur les relations hiérarchiques et la politique (Weber 1922). Parsons a donné aux sociologues l’occasion d’examiner la répartition du pouvoir et ses conséquences en étudiant le fonctionnement du pouvoir dans les institutions (Parsons 1969 ; Gouldner 1970). D’une manière générale, les contributions théoriques de Parsons illustrent la profondeur et l’étendue de son apport à l’étude sociologique et soulignent l’applicabilité intemporelle de ses concepts dans l’évolution de notre vision de la société (Bourricaud 1977 ; Cuin 1989).

Les cadres sociétaux de Parsons : un bref aperçu

Talcott Parsons, l’une des figures les plus importantes de l’histoire de la sociologie, est réputé pour ses concepts de la société à l’échelle macro qui ont eu un impact profond sur la sociologie (Alexander 1983 ; Gerhardt 2002). L’un des concepts clés dans les travaux de Parsons est le fonctionnalisme structurel (Parsons 1951). Ce concept implique que la société est un système complexe, composé de divers éléments qui interagissent pour maintenir la stabilité et l’équilibre (Parsons 1961). Cette perspective met en évidence la relation entre les institutions sociales et leur contribution au maintien de l’ordre social, ce qui permet d’expliquer l’influence de divers facteurs sociaux (Rocher 1972). Un autre concept introduit par Parsons est le paradigme AGIL, qui définit les activités essentielles dont une société a besoin pour survivre : adaptation, réalisation des objectifs, intégration et latence (Parsons 1966 ; 1971). C’est sur la base de ces éléments que l’on peut comprendre comment les sociétés continuent de survivre et de s’adapter aux défis, tant internes qu’externes (Luhmann 1984).

De plus, l’accent mis par Parsons sur les systèmes sociaux et la théorie de l’action met en lumière les processus complexes par lesquels les individus interagissent et définissent les structures sociales, révélant ainsi comment les décisions individuelles s’inscrivent dans les forces plus larges de la société (Parsons et Shils, 1951). Cette approche nuancée souligne la réciprocité entre l’action individuelle et les contraintes sociales, ce qui aide à comprendre la nature du changement social et de la stabilité dans un monde en constante évolution (Joas, 1996). Dans la plupart des cas, le fait que Parsons tienne compte des schémas culturels et des structures de personnalité enrichit ses cadres théoriques, compte tenu de l’importance des valeurs et des normes partagées dans la détermination du comportement des individus et de l’implication des traits de personnalité dans le contexte social plus large (Parsons 1951). Il convient de noter que les concepts de Parsons offrent une vision globale des nombreuses facettes des phénomènes sociaux, en combinant les interactions à petite échelle avec les institutions à grande échelle, afin de garantir une évaluation complète des processus sociétaux (Chazel 2000). En fournissant un cadre général des sociétés et de leurs fonctions, les cadres de Parsons servent d’outils analytiques pour comprendre les subtilités des sociétés humaines, ce qui constitue une condition préalable à la poursuite de la recherche sociologique (Holmwood 1996). De manière générale, les cadres sociétaux de Parsons constituent une source abondante de concepts théoriques qui restent pertinents pour le discours académique et guident les réflexions sociologiques sur différentes situations, de sorte que son héritage reste vivant dans le discours moderne (Ladrière 2001).

Inspirations et influences sur son œuvre

L’œuvre de Parsons a été très influente, mais elle n’est pas née de rien ; elle est le fruit de nombreuses orientations intellectuelles et inspirations (Camic 1989 ; Gerhardt 2002). S’appuyant sur les idées sociologiques d’auteurs tels que Max Weber et Émile Durkheim, Parsons a développé un cadre élaboré (Parsons 1937). Ce paradigme intégrait le fonctionnalisme, la théorie de l’action et la théorie des systèmes, qui a également été développée de manière critique dans la pensée sociologique (Parsons 1951). Ses lectures philosophiques — Immanuel Kant et Alfred North Whitehead — ont posé les bases, les fondements de sa méthode d’analyse et de son approche conceptuelle de la sociologie (Parsons 1937). Grâce à ces lectures, il a pu combiner cadres normatifs et analyse empirique (Alexander 1983).

L’expérience de Parsons à Harvard, tant en tant qu’étudiant qu’en tant que personnalité éminente, a sans doute joué un rôle clé dans la formation de sa perception (Camic 1989). L’environnement universitaire l’a ouvert à des interactions interdisciplinaires dans les domaines de la psychologie, de l’économie et de l’anthropologie (Parsons et Shils 1951). Cette exposition a influencé ses théories sociologiques, qui constituent un aspect étudié de manière approfondie (Rocher 1972). De plus, Parsons s’est appuyé sur le contexte social et politique de son époque (Brick 1993). Les événements passés et les changements survenus du début au milieu du XXe siècle lui ont permis de comprendre les subtilités de la civilisation et de ses formes (Parsons 1966). Ces connaissances ont guidé ses études sociologiques et la conceptualisation de l’ordre social (Parsons 1951). Parmi les autres influences significatives sur l’œuvre de Parsons figuraient les travaux en psychiatrie et en psychanalyse (Freud 1923 ; Parsons 1951). Ses relations avec des personnalités telles que Robert Merton, entre autres, l’ont aidé à élargir sa réflexion sur le comportement et à introduire une autre dimension dans ses concepts sociologiques (Merton 1957). Les effets de ces influences peuvent, dans une certaine mesure, être retracés tout au long de l’œuvre de Parsons en tant que fondements de ses contributions à la théorie sociologique (Holmwood 1996). En combinant ces influences, Parsons a démontré une capacité à relier des domaines de connaissance et a eu un impact durable qui continue d’influencer le discours sociologique (Chazel 2000).

Publications et travaux majeurs

Talcott Parsons était un auteur prolifique qui a produit un grand nombre d’ouvrages influents et apporté une contribution durable au domaine de la sociologie (Rocher 1972 ; Gerhardt 2002). Il a contribué à ce domaine grâce à ses publications qui exploraient des questions allant de la composition des systèmes sociaux à la dynamique de la société contemporaine (Parsons 1951 ; 1971). L’un de ses ouvrages les plus acclamés est sans doute The Structure of Social Action (1937), qui a marqué la première étape de son approche théorique, puisqu’il y a abordé les systèmes sociaux et s’est imposé comme théoricien dans le domaine sociologique (Camic 1989). Plus tard, dans The Social System (1951), il a développé son fonctionnalisme structurel, proposant une étude approfondie des interactions au sein des structures de la société, ce qui témoigne d’une reconnaissance croissante de ces structures dans l’enseignement supérieur (Parsons 1951).

Son projet sans doute le plus ambitieux, Theories of Society (1961), est une synthèse de la théorie sociale, s’appuyant sur diverses perspectives et faisant de Parsons une figure fédératrice, bien que certains chercheurs aient émis des réserves quant au niveau du discours sociologique (Parsons 1961 ; Lockwood 1956). Par ailleurs, un ouvrage collaboratif avec Robert F. Bales, intitulé Family, Socialisation, and Interaction Process (1955), s’est penché sur le rôle joué par la famille dans le façonnement des individus et le maintien de l’ordre social (Parsons et Bales 1955). D’autres travaux sur l’économie et la société ont été publiés dans *Economy and Society: A Study in the Integration of Economic and Social Theory* (1956), en collaboration avec Neil J. Smelser, qui traitait de la relation entre les activités économiques et les structures sociales plus larges (Parsons et Smelser 1956). Tout au long de sa carrière, Parsons fut un chercheur rigoureux, et il est l’auteur de nombreux articles et essais qui ont contribué au discours sociologique (Camic 1991). Ses travaux sont encore lus par les sociologues, et leur importance et leur influence se font toujours sentir (Alexander 1983). L’étendue et la profondeur de son œuvre ont à elles seules permis à Parsons de laisser derrière lui un héritage qui fait de lui l’un des penseurs sociologiques les plus influents, et ses livres restent des lectures incontournables pour quiconque souhaite s’informer sur les sociétés modernes (Holmwood 1996 ; Chazel 2000).

Partenariats et collaborations universitaires

Les collaborations et les partenariats universitaires qui ont caractérisé la discipline ont été les traits distinctifs du parcours sociologique influent de Talcott Parsons (Camic 1989 ; Gerhardt 2002). Un exemple notable est son travail avec Robert K. Merton, qui a donné lieu à la controverse Merton-Parsons (Merton 1957). Cette discussion, qui portait sur le fonctionnalisme structurel, a démontré la force du dialogue intellectuel dans la formation des points de vue sociologiques (Gouldner 1970). De plus, Parsons a mené de nombreuses collaborations avec d’autres chercheurs, ce qui a donné lieu à un riche échange intellectuel qui a enrichi ses recherches et sa théorie sociologique (Parsons et Shils 1951). Ces collaborations ont favorisé la pensée critique et la créativité académique, essentielles pour résoudre des défis sociaux complexes (Alexander 1983). Ces activités conjointes ont également permis de diffuser les idées de Parsons, renforçant ainsi son influence dans le discours sociologique (Rocher 1972). Outre ces collaborations spécifiques, Parsons a favorisé l’émergence d’une communauté intellectuelle (Camic 1989). Il a formé de nouveaux chercheurs et encouragé le discours interdisciplinaire, influençant ainsi l’enseignement de la sociologie (Parsons 1946). Il était déterminé à surmonter les barrières entre les écoles de pensée et à promouvoir la fertilisation croisée (Gerhardt 2002). En conclusion, les partenariats de Parsons ont élargi les connaissances sociologiques et contribué au développement d’une communauté universitaire inclusive (Chazel 2000). L’influence de ces collaborations se fait encore sentir dans la sociologie moderne, ce qui témoigne de l’influence de Parsons (Munch 1987).

Le rôle de Parsons dans le développement de l’enseignement de la sociologie

Talcott Parsons a incontestablement marqué de son empreinte la manière dont la sociologie est apprise et enseignée, et son influence résonne encore au sein de la communauté universitaire (Camic 1989 ; Gerhardt 2002). Fondamentalement, ses contributions à l’enseignement de la sociologie constituent une entreprise de grande envergure, qui englobe la théorie, les institutions et même l’aspect pratique de l’enseignement (Parsons 1946 ; 1959). Plus important encore, il a développé un modèle puissant d’enseignement de la sociologie en soi, en soulignant la notion selon laquelle les phénomènes sociaux sont interdépendants et doivent être considérés de manière holistique (Parsons 1951). L’accent mis par Parsons sur l’union de la théorie et de l’étude pratique a jeté les bases de l’enseignement moderne de la sociologie, où les étudiants sont davantage enclins à comprendre les enjeux sociaux (Merton 1957). À travers une vaste production écrite et de nombreuses conférences, Parsons a influencé le discours sociologique et a préparé le terrain pour une étude globale de la société et de ses nombreuses composantes aux multiples facettes (Parsons 1951 ; 1966).

En outre, Parsons a encadré de nombreux étudiants et futurs sociologues et a créé une communauté de personnes qui ont œuvré pour faire progresser la discipline (Rocher 1972). Cet engagement a non seulement formé de futurs leaders, mais a également instauré une culture d’étude critique et rigoureuse dans le milieu universitaire (Alexander 1983). De plus, le travail de Parsons dans l’élaboration de programmes d’études et la direction d’institutions a entraîné des changements notables dans la pédagogie sociologique (Camic 1989). En promouvant une perspective holistique et systémique, Parsons a transformé la manière dont la sociologie était analysée, la faisant passer de notions simplistes à une perspective plus holistique des forces sociétales (Parsons 1951). Ces efforts ont donné naissance à de nouvelles approches et à de nouveaux systèmes pédagogiques qui continuent d’exercer une influence aujourd’hui (Holmwood 1996 ; Chazel 2000). En résumé, l’impact de Parsons sur l’enseignement de la sociologie ne se limite pas à ses contributions intellectuelles, mais il transforme également la manière dont la sociologie est perçue, diffusée et reproduite (Gerhardt 2002). En approfondissant l’étude de l’héritage de Parsons, on constate que son rôle dans l’élaboration de l’enseignement de la sociologie constitue un aspect essentiel de son influence durable sur le domaine (Ladrière 2001).

Histoire : former les futurs sociologues

L’héritage de Talcott Parsons est considérable et a influencé de nombreux sociologues et universitaires qui continuent à développer ses idées (Alexander 1983 ; Munch 1987). Les chercheurs modernes prennent conscience de la profondeur de ses travaux, et Parsons a exercé une influence considérable sur le domaine sociologique, notamment grâce à sa vision analytique des systèmes sociaux (Parsons 1951). L’accent qu’il a mis sur l’interdépendance des diverses institutions sociales a eu un impact significatif sur l’approche structuralo-fonctionnelle, qui a façonné la manière dont les sociologues examinent la société (Rocher 1972). Les concepts de Parsons concernant l’ordre social, la stabilité et le changement ont servi de base à de nombreux sociologues pour les aider à comprendre la dynamique des sociétés humaines (Parsons 1966 ; 1971). Ses théories restent d’actualité dans les études sociologiques et ont même suscité une réflexion critique (Holmwood 1996).

Son œuvre théorique est restée d’actualité, les chercheurs ayant intégré et appliqué ses idées pour résoudre les défis sociaux contemporains (Alexander 2014). Cet héritage n’a pas seulement contribué à la théorie sociologique, mais a également éclairé la recherche empirique, les débats politiques et l’action concrète visant à améliorer la société (Barber 1983). De plus, on ne peut nier la contribution de Parsons au domaine de l’enseignement de la sociologie ; il a enseigné, encadré et dirigé, donnant naissance à une nouvelle génération de sociologues dotés d’une approche rigoureuse de l’étude des systèmes sociaux (Camic 1989 ; Gerhardt 2002). Ses traditions intellectuelles continuent de façonner l’enseignement de la sociologie, en inculquant la pensée critique et la recherche empirique aux futurs sociologues (Chazel 2000). Son héritage se perpétue donc à travers ses étudiants et ses chercheurs, qui approfondissent les connaissances en sociologie (Munch 1987). Au-delà du monde universitaire, l’héritage de Parsons a un impact sur les interventions sociétales, l’élaboration des politiques et la perception de la population (Alexander 2014). Son modèle holistique constituera un outil efficace pour analyser des problèmes socioculturels complexes, permettant ainsi aux futurs sociologues de résoudre les problèmes de société (Luhmann 1984). En résumé, l’héritage de Talcott Parsons reste une source d’inspiration dans la recherche sociologique, et les nouvelles générations s’attachent à étudier la société humaine et à trouver des réponses à ses problèmes (Gerhardt 2002).

Passage à une analyse approfondie : présentation des chapitres suivants

Il importe de replacer Talcott Parsons dans son contexte avant de se lancer dans une analyse plus approfondie de sa pensée (Camic 1989 ; Rocher 1972). Cette analyse portera sur sa vie, ses travaux, le tout dans une perspective sociologique (Parsons 1951). Des études récentes soulignent l’actualité persistante des écrits de Parsons, une question que nous aborderons (Alexander 2014). Les chapitres suivants décortiqueront ses théories et ses méthodologies de manière systématique et les réexamineront, ainsi que leurs applications contemporaines (Holmwood 1996). Vous pouvez vous attendre à une étude approfondie de ses concepts principaux, par exemple le fonctionnalisme structurel (Parsons 1951), la théorie de l’action sociale (Parsons 1937), le paradigme AGIL qu’il a inventé (Parsons 1961 ; 1966), etc. Outre les aspects positifs, ces sections aborderont également les critiques et les controverses qui ont entouré l’œuvre de Parsons (Lockwood 1956 ; Mills 1959 ; Gouldner 1970). Cela offre une perspective équilibrée de la réception de son œuvre dans le passé et le présent (Chazel 2000). Ces chapitres visent à démontrer l’applicabilité de ses théories à l’époque moderne en reliant ses concepts fondamentaux à la situation actuelle de la société (Alexander 1985 ; Luhmann 1984). Nous souhaitons également mettre en évidence la manière dont Parsons peut s’inscrire dans le contexte plus large de la pensée sociologique (Bourricaud 1977).

En établissant des parallèles avec d’autres penseurs et idées importants, nous serons en mesure de mieux comprendre l’évolution continue de ce domaine (Alexander 1983 ; Munch 1987). Lorsque nous nous engageons dans ce voyage, il est bon de le faire avec un esprit ouvert et en pleine conscience. Grâce à un examen approfondi de l’œuvre de Parsons, nous espérons mettre en lumière l’héritage durable de l’un des contributeurs les plus importants à la science de la sociologie (Gerhardt 2002). L’objectif est de brosser un tableau complet de sa contribution à ce domaine et des raisons pour lesquelles celle-ci reste importante aujourd’hui, en mettant également l’accent sur l’importance d’examiner de plus près l’impact qu’il a eu sur la pensée actuelle (Ladrière 2001).

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